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Schéma d'une Pompe à Chaleur

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Comprendre le schéma d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais présente un profil climatique particulièrement favorable à l'installation d'une pompe à chaleur. Son climat océanique dégradé, caractérisé par des hivers doux et humides, des températures rarement inférieures à -5 ou -7°C même en plein cœur de l'hiver, et une absence quasi totale de grands froids persistants, crée des conditions idéales pour l'efficacité de ces équipements. De Calais et Boulogne-sur-Mer sur la Côte d'Opale jusqu'aux agglomérations de Lens, Béthune et Arras au cœur de l'ancien bassin minier, les ménages du département peuvent tirer un excellent parti d'une pompe à chaleur, à condition de bien en comprendre le fonctionnement.

Cet article vous propose une lecture complète du schéma d'une pompe à chaleur : ses circuits, ses composants, ses fluides, son installation et ses spécificités d'entretien dans le contexte du Pas-de-Calais. Une compréhension technique solide vous permettra de dialoguer avec les installateurs, de choisir un équipement adapté à votre logement, et d'optimiser vos économies d'énergie sur le long terme.

Vue d'ensemble du système : deux circuits distincts

Une pompe à chaleur fonctionne selon deux circuits parfaitement distincts qui interagissent sans jamais se mélanger. Cette séparation est fondamentale pour comprendre comment l'appareil parvient à extraire de la chaleur de l'air extérieur, même lorsque les températures descendent en dessous de zéro, pour la redistribuer à l'intérieur d'un logement.

Le circuit frigorifique

C'est le coeur de la pompe à chaleur. Il circule en circuit fermé entre l'unité extérieure et l'unité intérieure, transportant un fluide frigorigène qui change d'état physique en permanence — passant de l'état liquide à l'état gazeux et inversement. Ce changement d'état est précisément ce qui permet de capter, transporter et restituer de grandes quantités d'énergie thermique. Dans le Pas-de-Calais, où la température extérieure oscille le plus souvent entre 0°C et 8°C en hiver, le circuit frigorifique opère dans des conditions très favorables : l'air extérieur contient suffisamment d'énergie calorifique pour alimenter efficacement le système sans solliciter excessivement le compresseur.

Le circuit de distribution

Le second circuit concerne la distribution de la chaleur à l'intérieur du logement. Selon le type de pompe à chaleur installée, ce circuit peut être hydraulique (eau chaude circulant dans des radiateurs basse température ou un plancher chauffant) dans le cas d'une PAC air/eau, ou aéraulique (air chaud propulsé dans les pièces) dans le cas d'une PAC air/air. Pour les maisons individuelles du Pas-de-Calais, souvent construites entre les années 1950 et 1990, la PAC air/eau couplée à un plancher chauffant ou à des radiateurs basse température est généralement la solution la plus adaptée, notamment dans le bassin minier où le bâti présente une architecture spécifique.

Le cycle thermodynamique : les quatre étapes fondamentales

Le principe physique qui sous-tend le fonctionnement d'une pompe à chaleur est le cycle thermodynamique de Carnot, appliqué à un fluide frigorigène. Ce cycle comprend quatre étapes distinctes qui se succèdent en continu.

1
Évaporateur
Captage calories
-10°C → 5°C
2
Compresseur
Montée en pression
5°C → 70°C
3
Condenseur
Transfert chaleur
70°C → 35°C
4
Détendeur
Baisse pression
35°C → -10°C
Cycle continu

Ces quatre étapes se succèdent en boucle fermée, à raison de plusieurs cycles par heure selon la demande en chaleur et les conditions extérieures. Dans le Pas-de-Calais, le cycle fonctionne dans des plages de température modérées qui préservent à la fois l'efficacité du système et la longévité des composants.

Détail de chaque composant du circuit frigorifique

L'évaporateur : capter l'énergie de l'air

L'évaporateur est le composant situé dans l'unité extérieure. Il se présente sous la forme d'un échangeur de chaleur à ailettes métalliques, traversé par le fluide frigorigène circulant à très basse pression et à très basse température (aux alentours de -10°C). L'air extérieur, soufflé par le ventilateur de l'unité, passe sur ces ailettes et cède une partie de sa chaleur au fluide frigorigène. Même à 2°C ou 3°C — températures très courantes dans le Pas-de-Calais en janvier ou février — l'air contient encore suffisamment d'énergie calorifique pour faire passer le fluide de l'état liquide à l'état gazeux.

Le phénomène de givrage mérite une attention particulière dans le département : lorsque l'air est à la fois froid et humide — ce qui est fréquent sur le littoral et dans les zones de plaine — de la glace peut se former sur les ailettes de l'évaporateur. Les pompes à chaleur modernes gèrent automatiquement ce phénomène par des cycles de dégivrage réguliers, sans interruption notable du confort thermique.

Le compresseur : le coeur électrique du système

Le compresseur est l'unique composant électrique actif du circuit frigorifique. Son rôle est de comprimer le gaz frigorigène aspiré depuis l'évaporateur, provoquant une forte montée en pression et en température. En quelques fractions de seconde, le gaz passe d'environ 5°C à plus de 70°C. C'est ce travail mécanique — et l'électricité qu'il consomme — qui permet à la pompe à chaleur de produire bien plus d'énergie thermique qu'elle n'en consomme électriquement. Les compresseurs de type Inverter, aujourd'hui quasi systématiques sur les modèles récents, ajustent en permanence leur vitesse de rotation à la demande réelle, ce qui améliore considérablement l'efficacité en conditions climatiques modérées comme celles du Pas-de-Calais.

Le condenseur : restituer la chaleur à l'habitat

Le condenseur est le symétrique de l'évaporateur : il est situé dans l'unité intérieure (ou dans le module hydraulique pour une PAC air/eau) et réalise le transfert thermique vers le circuit de distribution. Le fluide frigorigène, sous haute pression et haute température, cède ses calories au circuit d'eau chaude ou à l'air intérieur, puis se condense — il repasse à l'état liquide. Pour une installation à plancher chauffant ou radiateurs basse température, le condenseur produit une eau à 35-45°C, ce qui représente une plage de fonctionnement très efficace pour une PAC. La qualité de l'échangeur thermique au sein du condenseur est déterminante pour les performances globales du système.

Le détendeur : la chute de pression qui permet le cycle

Le détendeur est un composant en apparence simple — une vanne de régulation — mais dont le rôle est essentiel. Il crée une chute de pression brutale dans le fluide frigorigène en sortie du condenseur, provoquant simultanément une chute de température spectaculaire (de 35°C à -10°C environ). Le liquide frigorigène arrive ainsi à l'évaporateur dans des conditions idéales pour capter à nouveau la chaleur de l'air extérieur. Les détendeurs électroniques, utilisés dans les équipements modernes, offrent une régulation précise et adaptative qui optimise les performances selon les conditions réelles de fonctionnement.

Schéma d'installation d'une PAC air/eau dans le Pas-de-Calais

La PAC air/eau est la solution la plus répandue pour le chauffage des maisons individuelles dans le Pas-de-Calais. Voici comment se présente une installation type dans un pavillon du bassin minier ou une maison de la Côte d'Opale.

Configuration type d'une installation PAC air/eau dans le Pas-de-Calais

1
Unité extérieure — Placée côté jardin ou en façade latérale, à l'abri des vents dominants de nord-ouest. Dégagement minimum de 50 cm sur les côtés et 1,5 m en façade soufflante. Socle béton surélevé pour éviter les remontées d'humidité et le contact avec l'eau de pluie accumulée.
2
Liaison frigorifique — Tuyauteries isolées reliant l'unité extérieure au module hydraulique intérieur. Longueur recommandée inférieure à 15 mètres pour limiter les pertes de charge. Passage en goulotte ou en tranchée extérieure selon la configuration du bâtiment.
3
Module hydraulique intérieur — Contient le condenseur, le circulateur, le vase d'expansion, la soupape de sécurité et les sondes de régulation. Installé dans une chaufferie, un cellier ou un placard technique. Dans les maisons du bassin minier sans sous-sol, le couloir technique au rez-de-chaussée est souvent utilisé.
4
Circuit de distribution — Réseau de tuyauteries alimentant les émetteurs (plancher chauffant, radiateurs basse température, ventilo-convecteurs). Départ à 35-45°C. Un ballon tampon peut être intercalé pour optimiser les cycles de démarrage et réduire l'usure du compresseur.
5
Ballon d'eau chaude sanitaire — Optionnel mais fréquent dans les installations complètes. Un ballon thermodynamique dédié ou un ballon connecté au circuit PAC via un échangeur. La priorité sanitaire est gérée automatiquement par la régulation centrale.

Les fluides frigorigènes : tableau comparatif

Le choix du fluide frigorigène est une donnée technique importante qui influence les performances, l'impact environnemental et les contraintes réglementaires d'une installation. Les trois fluides les plus couramment rencontrés sur le marché français en 2026 sont le R32, le R290 et l'ancien R410A, progressivement retiré du marché.

FluideGWP (réchauffement)Efficacité thermiqueInflammabilitéStatut 2026
R32675Très bonneLégèrement inflammable (A2L)Standard actuel, très répandu
R290 (propane)3ExcellenteInflammable (A3) — charges réduitesEn développement, futur standard
R410A2088BonneNon inflammableEn retrait progressif (règlement F-Gaz)

Le R32 domine aujourd'hui le marché des PAC résidentielles en France. Son GWP de 675 est déjà significativement inférieur à celui du R410A et ses performances thermiques dans les plages de températures du Pas-de-Calais sont excellentes. Le R290 (propane naturel) représente l'avenir de la filière : son impact climatique est quasi nul, mais sa classification inflammable impose des précautions d'installation spécifiques et des charges de fluide réduites. Pour les installations réalisées dans le département en 2026, le R32 reste la référence pratique la plus courante.

Le règlement européen F-Gaz impose des restrictions croissantes sur les fluides à fort GWP. Les pompes à chaleur utilisant du R410A ne peuvent plus être mises sur le marché neuf depuis 2025. Si vous avez un ancien équipement utilisant ce fluide, un remplacement vers le R32 ou le R290 représente un investissement judicieux à moyen terme, d'autant que les aides financières disponibles dans le Pas-de-Calais peuvent couvrir une part significative de la dépense.

Régulation et pilotage : l'intelligence du système

Une pompe à chaleur moderne n'est pas un simple appareil de chauffage qu'on allume ou qu'on éteint. Son efficacité dépend en grande partie de la qualité de sa régulation, c'est-à-dire de sa capacité à adapter en permanence sa production de chaleur aux conditions réelles.

La sonde extérieure et la loi d'eau

La sonde de température extérieure est le premier élément de régulation d'une PAC air/eau. Installée en façade nord ou est, à l'abri des rayonnements solaires directs, elle mesure en continu la température de l'air et transmet cette information à la centrale de régulation. Celle-ci calcule alors la température de départ d'eau nécessaire selon une courbe programmable — la loi d'eau — qui définit la relation entre la température extérieure et la température du circuit de chauffage. Dans le Pas-de-Calais, où les températures hivernales restent modérées (dépassant rarement -7°C même dans les zones intérieures du département), la loi d'eau peut être configurée de manière optimiste, ce qui favorise le fonctionnement à basse température et donc les meilleures performances énergétiques.

Le compresseur Inverter : modulation continue

La technologie Inverter permet au compresseur de moduler sa vitesse de rotation de manière continue, entre 20% et 100% de sa puissance nominale. Plutôt que de fonctionner en tout ou rien — ce qui génère des à-coups énergétiques et use prématurément les composants — le compresseur Inverter adapte sa production à la demande réelle instant par instant. Cette capacité est particulièrement précieuse dans le Pas-de-Calais, où les journées d'hiver présentent souvent de faibles besoins en chauffage (6 à 8°C avec soleil) alternant avec des épisodes plus froids et venteux. L'Inverter gère ces variations de manière fluide et économique.

Interfaces de pilotage et connectivité

Les PAC récentes proposent toutes une interface de pilotage, allant du simple thermostat numérique mural aux applications smartphone permettant un contrôle complet à distance. Cette fonctionnalité est particulièrement intéressante pour les résidences secondaires du littoral du Pas-de-Calais — nombreuses entre Calais et Boulogne-sur-Mer — qui bénéficient ainsi d'une gestion intelligente du chauffage en l'absence des occupants, et d'une remise en température programmée avant l'arrivée.

Spécificités d'installation dans le Pas-de-Calais

Placement de l'unité extérieure : tenir compte des vents maritimes

Le Pas-de-Calais est l'un des départements les plus exposés aux vents en France métropolitaine. Sur le littoral de la Côte d'Opale, les rafales de vents de secteur nord-ouest peuvent dépasser 80 km/h lors des tempêtes hivernales. Cette réalité impose de réfléchir soigneusement à l'emplacement de l'unité extérieure. Plusieurs principes doivent être respectés pour une installation optimale dans le département :

  • Éviter d'orienter la bouche de soufflage de l'unité face aux vents dominants de secteur ouest et nord-ouest
  • Préférer une implantation en façade est ou sud, protégée par le bâtiment lui-même
  • En zone littorale, prévoir une fixation renforcée du socle et des supports anti-vibratoires de qualité marine
  • Maintenir un dégagement suffisant pour que l'air froid rejeté après échange ne soit pas réaspiré immédiatement
  • Ne pas placer l'unité dans un endroit confiné (angle de mur, puits de lumière) qui limiterait le renouvellement de l'air autour de l'évaporateur

Le bâti spécifique du bassin minier

L'ancien bassin minier du Pas-de-Calais — de Lens à Béthune en passant par Hénin-Beaumont et Liévin — présente un bâti très homogène : maisons mitoyennes de style coron ou de cité minière, souvent construites entre 1920 et 1960, avec des murs épais en brique, des toitures à faible pente et des jardins arrière de taille modeste. L'installation d'une PAC dans ces logements présente quelques particularités. L'absence de vide sanitaire dans de nombreux corons rend le plancher chauffant difficile à installer en rénovation, ce qui oriente souvent les projets vers des radiateurs basse température ou des ventilo-convecteurs. L'espace extérieur limité impose un placement soigné de l'unité extérieure, parfois en toiture-terrasse ou sur une platine murale fixée en hauteur. Enfin, les règles de copropriété ou de lotissement historique peuvent imposer des contraintes esthétiques sur la visibilité des équipements depuis la voie publique.

Logements côtiers et résidences secondaires

Sur le littoral entre Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Touquet et Berck, une partie du parc immobilier est constituée de résidences secondaires ou de logements à usage mixte. L'installation d'une PAC dans ce contexte requiert une réflexion particulière sur le mode de fonctionnement : la capacité à maintenir une température de hors-gel en l'absence des occupants, la résistance à l'air salin (choisir une unité extérieure avec traitement anticorrosion adapté aux zones marines), et la gestion des arrêts prolongés en période estivale. L'air marin contient des particules salines qui peuvent accélérer la corrosion des ailettes de l'évaporateur : vérifiez que l'équipement bénéficie d'un traitement de surface adapté aux environnements côtiers.

Points de vigilance pour le dimensionnement

Le Pas-de-Calais est classé en zone climatique H1b selon la réglementation thermique française. Cette classification, qui correspond à un climat océanique dégradé, est utilisée comme référence pour le dimensionnement des équipements de chauffage. Elle implique des températures de base extérieure (la température de référence pour le calcul des déperditions) de l'ordre de -7°C à -9°C selon les communes, avec des valeurs légèrement plus basses dans les secteurs intérieurs du département (Arras, Saint-Pol-sur-Ternoise) que sur le littoral.

Un dimensionnement précis de la PAC est indispensable : une machine sous-dimensionnée ne suffira pas lors des épisodes froids, tandis qu'une machine surdimensionnée sera trop puissante pour les conditions habituelles, ce qui engendre des cycles courts préjudiciables aux compresseurs et aux performances énergétiques réelles.

Données à fournir à l'installateur

  • Surface chauffée totale et répartition par pièce
  • Année de construction du logement et niveau d'isolation (murs, toiture, fenêtres)
  • Type d'émetteurs existants (radiateurs fonte, acier, plancher chauffant)
  • Hauteur sous plafond et volume à chauffer
  • Orientation du bâtiment et exposition aux vents
  • Besoins en eau chaude sanitaire (nombre d'occupants)
  • Existence ou projet d'amélioration de l'isolation thermique

La règle du point bivalent

Le point bivalent est la température extérieure en dessous de laquelle la PAC ne peut plus couvrir seule les besoins de chauffage. Pour les équipements installés dans le Pas-de-Calais, ce point est généralement fixé entre -5°C et -7°C. En dessous, un appoint électrique intégré (résistance) ou une chaudière existante prend le relais. Compte tenu de la rareté des grands froids persistants dans le département, cet appoint intervient très peu en pratique — ce qui explique les excellentes performances annuelles des PAC dans le Pas-de-Calais, avec des COP saisonniers (SCOP) dépassant fréquemment 3,5 à 4.

Entretien du système : obligations et bonnes pratiques

L'entretien annuel obligatoire

La loi française impose un entretien annuel pour toute installation de chauffage utilisant un fluide frigorigène en circuit fermé. Cet entretien, réalisé par un technicien certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), comprend notamment : la vérification de l'étanchéité du circuit frigorifique, le contrôle des pressions de fonctionnement, le nettoyage ou remplacement des filtres, la vérification des sondes et de la régulation, et la mise à jour de l'éventuel registre de suivi des fluides frigorigènes. Pour une PAC contenant plus de 5 tonnes équivalent CO2 de fluide frigorigène (ce qui correspond à environ 2,5 kg de R32 ou 1,2 kg de R410A), un contrôle périodique de l'étanchéité est obligatoire tous les douze mois.

Spécificités d'entretien liées au climat du Pas-de-Calais

L'humidité élevée et la présence de sel marin dans l'air (pour les installations côtières) imposent une attention particulière à plusieurs points d'entretien :

  • Nettoyage des ailettes de l'évaporateur : le cumul de poussières, pollens et particules salines réduit les échanges thermiques. Un rinçage à l'eau claire (sans pression excessive) deux fois par an est recommandé, notamment après l'été
  • Vérification de l'état de la peinture et des traitements anticorrosion de l'unité extérieure, particulièrement en zone littorale
  • Contrôle du bon fonctionnement du dégivrage automatique et de l'évacuation de l'eau de dégivrage, notamment à l'approche de l'hiver
  • Vérification de la bonne purge du circuit hydraulique et du niveau de pression de l'installation pour les PAC air/eau
  • Contrôle de l'état des bouchons de protection des raccords frigorifiques et de la goulotte d'habillage des liaisons

Aides disponibles dans le Pas-de-Calais pour votre installation

L'installation d'une pompe à chaleur dans le Pas-de-Calais peut bénéficier de plusieurs dispositifs d'aide financière cumulables. MaPrimeRénov' peut atteindre jusqu'à 5 000 euros pour une PAC air/eau selon les ressources du foyer, tandis que les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) représentent un bonus de 2 000 à 4 000 euros supplémentaires. L'Éco-PTZ permet de financer jusqu'à 15 000 euros de travaux à taux zéro. Ces aides nationales peuvent être complétées par des dispositifs régionaux ou intercommunaux — renseignez-vous auprès de votre commune et de la Communauté d'agglomération compétente. Pour en savoir plus sur les aides spécifiques au département, consultez la page dédiée.

À titre indicatif, le coût d'une PAC air/eau complète installée dans une maison du Pas-de-Calais se situe entre 8 500 et 16 000 euros selon la puissance, la marque et la complexité de l'installation. Après application des aides, le reste à charge peut descendre à 3 000-8 000 euros pour les foyers aux revenus modestes ou intermédiaires. Le retour sur investissement, calculé sur les économies de chauffage par rapport à une chaudière à gaz ou au fioul, se situe généralement entre 7 et 12 ans dans les conditions du Pas-de-Calais.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' — Portail officiel des aides à la rénovation énergétique, dispositifs MaPrimeRénov' et Éco-PTZ 2026
  • ADEME (Agence de la transition écologique) — Guides techniques sur les pompes à chaleur, données sur les fluides frigorigènes et les économies d'énergie
  • Règlement européen (UE) 2024/573 relatif aux gaz fluorés à effet de serre (F-Gaz) — Restrictions et calendrier de retrait des fluides à fort GWP
  • Arrêté du 2 octobre 2009 relatif aux conditions d'entretien des systèmes de climatisation et pompes à chaleur réversibles — Obligations d'entretien périodique
  • Météo-France — Données climatiques départementales du Pas-de-Calais, normales 1991-2020
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